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 Embuscade dans la vallée d'Uzbin...

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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: Embuscade dans la vallée d'Uzbin...   Sam 1 Déc - 19:58:43

Embuscade dans la vallée d'Uzbin...
par Armée Francaise
Dimanche 28 novembre 2010, 11:38
C'est le parachutiste Le Pahun qui sera abattu le premier. Il était le
voltigeur de pointe de la section. A 50 mètres du col, il est fauché par
une rafale. Ses camarades de Carmin 3 retrouveront son corps à l'aube.
C'est le début de furieux combats. Damien Buil, le chef de groupe qui
est parti le chercher, re
vient en titubant. "Je suis touché au
ventre", dit-il avant de tomber, à découvert, au milieu de la piste.
Marchand, Darchy et Gros veulent à leur tour y aller. Soudain surgit un
taliban. Darchy vide la moitié de son chargeur sur lui. Pendant ce
temps, Marchand tire le blessé derrière le rocher où sont abrités ses
camarades. Ils lui enlèvent son casque, son gilet pare-balles percé par
les éclats, posent un pansement compressif. Damien veut vivre. Il
résiste pour sa femme Aurore, enceinte d'un petit garçon, et pour Lilou,
sa fillette de 2 ans et demi.

Les talibans attendaient
visiblement les Français. Oui, ils ont su quand ils ont quitté leur base
de Tora, puis les ont vus venir de loin, entrer dans la vallée,
progresser ensuite à pied vers eux. Ils disposent de
fusils-mitrailleurs, de tireurs d'élite équipés de fusils Dragunov à
lunette. Ils tirent d'abord sur les premiers éléments français. Ensuite,
leurs snipers cherchent à éliminer le chef de la section, l'adjudant
Gaëtan Evrard, blessé, et son radio, qui sera tué. Les talibans sont à
cinq contre un. Les Français tentent de se regrouper pour se dégager du
feu ennemi. Les avions et les hélicoptères américains arrivés un peu
plus tard mitraillent les talibans qui essaient alors de s'imbriquer au
milieu des Français. C'est presque du corps à corps. Un taliban surgit à
20 mètres de Dussat. Darchy lance une grenade et "sèche" l'insurgé. Au
même moment, l'adjudant Evrard est touché à l'épaule. Ils sont quatre
soldats à se serrer derrière un petit rocher. Le tireur d'élite Kevin
Chassaing réussit à éliminer un sniper à 450 mètres. Mais les talibans
ripostent, sautant de rocher en rocher. Alexis Taani, le radio, alterne
bouche-à-bouche et massage cardiaque sur un blessé. Une balle lui
traverse la main et frappe Buil, qui s'éteint peu après. Les talibans
ont compris et concentrent leurs tirs sur ce petit groupe. L'adjudant
Evrard est menacé. Taani se dresse devant lui pour faire écran. Des
balles claquent dans son dos. Il vient de se sacrifier pour sauver son
adjudant. Darchy et Chassaing le traînent sur la piste pendant que trois
camarades vident leur dernier chargeur pour les couvrir. Le premier,
Darchy, prend une balle dans le tibia. Chassaing tombe, touché à la
cuisse. Un second projectile le frappe en pleine tête. Un taliban surgit
devant Darchy. Il n'a plus que son pistolet automatique. C'est quitte
ou double. A 20 mètres, il vide son chargeur. Le taliban s'effondre.

Des soldats français se sacrifient pour sauver leurs camarades... Le
caporal-chef Penon a le genou fracassé par une balle. Blessé, l'adjudant
ne peut pas le porter. Il faut courir. L'infirmier préfère rester,
lucide sur son état. Il sera découvert mort près du même rocher, après
avoir épuisé ses munitions pour couvrir le départ de ses camarades. Plus
loin, une balle percute le casque de Garabedian. Il est sonné mais
Nicolas Grégoire l'entraîne vers un rocher. Soudain, un cri, une chute :
le caporal-chef Grégoire est fauché à son tour. Garabedian se précipite
sur lui et reçoit comme une immense claque dans le dos, qui le jette au
sol. C'est une volée d'éclats, heureusement arrêtée par son gilet
pare-balles. Plus loin, Paul, Hamada et Waetheane progressent accroupis.
Une balle casse le bras d'Hamada. Waetheane est lui aussi touché. Il
réussit à sauter un muret mais les impacts les poursuivent. Waetheane,
touché une seconde fois, a la force de courir s'abriter derrière un
rocher. Le groupe lui injecte une dose de morphine et lui fait un
garrot. A côté se trouve Anthony Rivière, 22 ans, qui se plaint du
ventre. Il n'y a pourtant ni sang ni impact sur son pare-balles. On
découvrira que ce jeune Réunionnais a pris dans le tibia une balle qui
est remontée jusqu'au foie, provoquant une hémorragie interne fatale.
Hamada, lui, ne sent plus son bras droit, retourné dans son dos. Tout
seul, il le ramène devant, récupère le garrot tourniquet dans sa
trousse, le pose sur la blessure et serre avec les dents. Il renonce à
la morphine pour ne pas s'endormir. Lui aussi veut vivre, par amour : sa
femme est enceinte.

Les parachutistes français sont parfois si
près des talibans qu'ils les entendent parler. Oui, ils descendent de
façon espacée et crient pour se parler. A un moment, Gros comprend
qu'ils sont arrivés à hauteur du secteur où se trouvent les corps de
Buil, Chassaing et Taani. Ils devinent que les talibans dépouillent
leurs camarades, récupèrent leurs armes. Marchand les entend rire. Il
imagine la curée. Pour lui, c'est trop. Il lance une première grenade
défensive quadrillée, qui en couche quatre ou cinq. Du coup, c'est le
silence. Il veut jeter la seconde mais, blessé au bras, n'arrive plus à
la dégoupiller. Gros voit quatre talibans se redresser au moment de la
première explosion. D'une rafale, il en tue deux. Deux autres se mettent
à vociférer dans leur radio. Une nouvelle grenade ramène le silence. Il
détecte un autre taliban sur la droite, tire, le blesse et en abat un
troisième venu l'aider. Les paras ont su rendre coup pour coup pendant
des heures.

Au fil des heures, ils ont quand même le moral qui
baisse. C'est sûr, mais sans perdre leurs moyens. Ils restent très
solidaires. Ils se parlent beaucoup d'un rocher à l'autre. Bien
entraînés, ils ont la foi et sont disciplinés. Lorsque le caporal-chef
Marchand ne peut plus bouger, il demande à ses hommes d'aller chercher
de l'aide. Lui attendra sur place. "Pas question, répondent ses hommes.
On ne vous laisse pas." "Ça ne sert à rien", gueule Marchand en leur
jetant un caillou. "C'est un ordre !" Les soldats obéissent. Marchand se
retrouve seul. Trois talibans descendent dans sa direction. Waetheane,
Paul et Garabedian sont couchés dans un talweg. Les insurgés passent
sans les voir. Marchand serre plus fort sa grenade, sa dernière arme. Il
ne bouge plus. Les talibans ne s'arrêtent pas, le croyant mort. Le
caporal-chef hallucine : il pense voir le soleil monter, alors qu'il est
en train de se coucher. Au bout d'une heure, il décide de descendre, à
son rythme. Mais, juste un peu plus haut, un fusil-mitrailleur tire de
courtes rafales pour bloquer le passage. La seule solution, c'est sa
dernière grenade. Il se concentre, respire un grand coup, la dégoupille
calmement et la lance au plus juste. Abasourdi par ses tirs, le taliban
n'a pas entendu la cuillère sauter. Il disparaît dans l'explosion. La
voie est libre. Soudain, un hélicoptère américain fonce droit sur lui.
Il est à 10 mètres. Marchand croit qu'il va se faire buter pour ses
camarades ! De son bras valide, il fait de grands gestes lents. Le
pilote hésite, manœuvre un quart de tour à gauche et tire une salve de
roquettes loin derrière le caporal-chef, qui entend des cris.
L'hélicoptère vient de lui sauver la vie en anéantissant un nid
d'insurgés. Il hurle sa rage de vivre et ne peut s'empêcher de crier aux
talibans : "Bandes de chiens."
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DATE DE NAISSANCE : 29/09/1961
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 17/12/2011

MessageSujet: Re: Embuscade dans la vallée d'Uzbin...   Sam 1 Déc - 21:54:42

trés émouvent

......................................................................................
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MessageSujet: Re: Embuscade dans la vallée d'Uzbin...   Dim 2 Déc - 11:12:20








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