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 Histoire Malgache

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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: Histoire Malgache   Mer 29 Mai - 13:22:57

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Fidèle à mes promenades « sauvages » des
fins de semaines sur l’île rouge, j’ai gardé en mémoire un souvenir
vivace, celui d’avoir visité un petit village de pêcheur qui semblait
vivre en autarcie et que sa situation géographique privilégiait d’être
en dehors de l’effervescence de la grande ville malgache « Diégo Suarez
». Non loin de ce village qui attirait ma curiosité, les Italiens, comme
je devais bien plus tard le constater à Djibouti, construisaient, pour
une bonne cause humanitaire, une route, « macadam cordon », qui devait
relier le port de Diégo-Suarez à la capitale Tananarive et éviter ainsi
les destructions continuelles des pistes que provoquaient régulièrement
les incessantes averses des saisons des pluies en isolant la partie Nord
de l’ile pendant de longs mois.Pour la réalisation de cet immense
chantier, en dehors des engins importés sur place, pour accomplir leur
mission, les généreux donateurs avaient un grand besoin de cantonniers,
terrassiers recrutés directement sur place et avaient imaginé pour
fidélisé tout ce petit monde de construire de jolies petites maisons en
forme de cube, logements au confort minimum qui permettaient aux
indigènes de faire un énorme pas dans ce qu’ils appelaient avec emphase :
« une avancée considérable vers le progrès ». C’était à ne point
douter, pour les bienfaiteurs de la « Répubblica italiana » une réelle
satisfaction et un sauvetage exemplaire de qu’ils pensaient combattre la
misère, un apport concret de ce que doit apporter le monde moderne aux
plus démunis des hommes.Ce dimanche matin, donc, après avoir visité le
chantier, je me rends dans ce petit village et m’approche d’un homme
entre deux âges, accroupi devant sa cabane, construction fragile élevée
sur pilotis.- « Bonjour, Monsieur, comment allez-vous ? »Devant
l’originalité de mon entrée en matière, l’homme émet une sorte de
grognement glutural qui signifiait bien qu’il n’était pas en mesure
d’apprécier ou même d’accepter toute conversation.J’insistais cependant
en lui demandant ce qu’il pensait de cette merveilleuse route et de la
générosité de ces braves Italiens qui lui donnaient de quoi ne pas subir
ces horribles saisons des pluies.Je lui demandais en outre, s’il
pensait aller y travailler comme l’affichait la pancarte offrant un
emploi aux travailleurs locaux ?- « Pour quoi faire ? » me dit-il
agressif. Mais pour gagner de l’argent, Monsieur !
Pourquoi faire ?
Pour habiter une de ces belles maisons confortables !
Et après ?
Avoir une grande famille.
Et après ?
Développer grâce à la route un commerce avec vos enfants.
Et après ?
Après ? Vous serez bienheureux de pouvoir vous reposer.

C’est déjà ce que je fais ! »Je venais de recevoir une belle leçon, je
compris rapidement que pour notre homme, le bonheur ne pouvait
fréquenter le « progrès » qui s’offrait à lui.Ainsi ce pêcheur, avec ses
simples mots m’expliquait que sa vie se limitait à continuer de vivre à
la manière de ses ancêtres, sans désirer autre chose que ce qu’il ne
possèdait déjà.Je demandais à mon interlocuteur s’il n’avait pas envie
de voyager, de voir des pays.Il me répondit à nouveau :« Pour quoi faire
? puisque je suis arrivé ! Ce n’est pas le cas de mes enfants,
contaminés par ce que vous appelez pompeusement « le progrès ». Pour
eux, la vie est devenu un perpétuel voyage. Comme les oiseaux, ils ont
été appelés à quitter leur nid au village de leur enfance pour voler de
leurs propres ailes. Ils vont découvrir l’amour et fonder une famille.
Ils vont apprendre un métier et subvenir à leurs besoins matériels. Tout
cela n’est pas suffisant, ils vont rencontrer bien des obstacles. La
maladie peut surprendre, l’amour peut s’éclipser, leurs proches peuvent
mourir, ils ne seront jamais certains de toujours pouvoir toujours faire
face aux difficultés matérielles. Ils vont découvrir qu’il est
difficile de trouver un travail qui les épanouisse en profondeur. Au fil
de leur vie, ils vont apprendre à survivre pleinement, les yeux ouverts
avec des peurs, des colères, des frustrations, des jalousies, des
découragements. Ils devront choisir les bonnes personnes pour partager
leur quotidien ».Je restais sans voix, abasourdi devant les paroles de
cet homme simple. Je ne pouvais imaginer, en arrivant dans le village en
voyant cet homme accroupi qu’il puisse avoir autant de réflexions en
tête et autant de sagesse en lui.Depuis, et toujours lors de mes voyages
à travers le monde, je n’ai plus jamais regarder un être humain sans le
comparaître à mon pêcheur philosophe.Une belle leçon pour tous les
bien-pensants de la terre qui s’imaginent être le centre du monde… et
qui pensent que les voyages forment la jeunesse…

Christian Morisot
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