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 La Légion de 1913 à 1918

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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: La Légion de 1913 à 1918   Mer 27 Nov - 12:28:38

La Légion de 1913 à 1918

La légion en 1913.
En 1913, la Légion étrangère comptait 10 521 hommes, formant 13 bataillons organisés au sein de deux régiments : le 1er et le 2ème Régiment étranger, dont les dépôts se trouvaient respectivement à Bel Abbès et à Saïola. La répartition par nationalité présentée dans le mémorial de la Légion étrangère



Français
45,2%

Allemands
17,6%

Belges
7,4%

Alsaciens – Lorrains
6,7%

Suisses
5,9%

Italiens
4,5%

Espagnols
2,5%

Russes
1,1%

Luxembourgeois
0,7%

Tunisiens, Marocains, Autrichiens, Hollandais, Américains, Hongrois et Turcs
1,7%

Divers
6,7%




La prédominance du recrutement français expliquait par le fait que les français engagés à la Légion étrangère provenaient surtout des catégories suivantes :

pour le plus grand nombre, des militaires de toutes armes sans certificat de bonne conduite et qui, de ce fait, étaient vus refuser l'accès des régiments où étaient reçus les rengagements comportant des avantages pécuniaires ;

des hommes présentant des antécédents judiciaires et n'ayant pas été admis à s'engager ou à se rengager dans le même régiment ;

des hommes âgés de plus de 32 ans, détenteurs d'un certificat, et qui, désirant continuer leur service, n'avaient pas contracter un rengagement dans les troupes coloniales où l'âge limite pour la troupe avait été fixé à 32 ans par la loi du 30 juillet 1893 ;

des jeunes Alsaciens Lorrains, réfractaires à leur incorporation dans l'armée allemande et qui souhaitaient obtenir la nationalité française par voie de naturalisation à l'issue de leur service.



Le RMLE.
En août 1914 et dans les semaines suivantes, des milliers d'étrangers résidant en France, parmi lesquels d'anciens légionnaires, assaillirent les bureaux de recrutement. On constitua plusieurs bataillons qui furent complétés par des légionnaires venus d'Afrique. Les unités ainsi constituées formèrent les 2ème, 3ème et 4ème régiment de marche ( « la
légion garibaldienne ») du 1er étranger et le 2ème régiment de marche du 2ème étranger. Tandis que demeuraient en Afrique du Nord, pour assumer notre maintien au Maroc, des légionnaires en majorité allemands, autrichiens, turcs et bulgares qu'on pouvait difficilement engager en Europe contre leurs compatriotes, les régiments de marche étaient durement eprouvés en France. Les pertes er les départs des ltaliens, des Belges et des Russes, autorisés à rejoindre leurs armées nationales provoquèrent en mars 1915, la dissolution des 3ème et 4ème régiments de marche. Leurs restes vinrent grossir les rangs du 2ème R.M. du 1er étranger et du 2ème étranger. Ces deux unités engagées à partir de mai 1915 en Artois, puis en Champagne, obtinrent vite trois citations à l'ordre de l'armée au prix de pertes très élevées. .A partirde novembre 1915, ce qui en subsistait fut fondu en un seul régiment, le « Régiment de marche de la Légion étrangère ». Sous le commandement des colonels Cot, Duriez et Rollet, cette glorieuse unité, dont nous évoquons ici quelques faits d'armes, s'illustra tant jusqu'à la fin de la guerre qu'il fut nécessaire de créer pour elle des récompenses nouvelles.

JUILLET 1916.
Bloqués devant Verdun, les troupes allemandes ont entrepris une bataille d'usure qui pèse lourdement sur les Alliés. Il importe au Haut Commandement de soulager la pression ennemie et surtout de redresser la ligne de front qui forme un saillant, dangereusement pointé sur Paris.
La bataille de la Somme est décidée. Il s'agit, pour les 26 divisions du général anglais French, pour les 14 divisions françaises de Foch, d'attaquer sur soixante-deux kilomètres de front. Axe général de l'attaque : le nord-est. C'est-à-dire la direction de Péronne.
La date prévue pour l'assaut est fixé au 1er juillet. Cinq jours avant le jour " J ", l'artillerie entame un tir de préparation destiné à écraser sous le fer et le feu les premières lignes allemandes, pour détruire les obstacles mis à
l'élan des alliés.
Le régiment de marche de la Légion étrangère n'a, pour cette attaque, qu'une mission d'attente. La division dont elle dépend, la D.M. (division
marocaine aux ordres du général Godet -un zouave) est en réserve à quelques kilomètres de la ligne d'attaque.

L'lllustration- numéro d'août 1916- donne une idée assez juste du terrain : une immense plaine ravagée, parsemée de débris et d'obus, coupée de boyaux encombrés de morts, de déchets, de détritus. On imagine un extraordinaire cloaque de soixante-dix kilomètres de long, sous un soleil de juillet.
Ce que ne restituent pas les photos, c'est l'odeur. Elle s'imagine aisément, celle d'une décharge publique en putréfaction. Pendant cinq jours, l'artillerie va s'acharner sur les lignes allemandes, bouleversant les tranchées, effaçant les collines, comblant les trous d'obus pour en creuser d'autres.


Le 1er juillet au matin, les quarante divisions montent à l'assaut. Pour des raisons d'efficacité, le front d'attaque a été limité à trente-neuf kilomètres seulement.
On peut difficilement se représenter trente-neuf kilomètres d'uniformes se précipitant en avant, baïonnette au canon, dans le fracas des
mitrailleuses, les explosions des obus, les éclatements des grenades. Les cris aussi, ponctués des sonneries de clairon. Car on attaque au clairon...
Trente-neuf kilomètres de soldats qui s'élancent.
Devant la Légion, l'infanterie coloniale fonce sur son objectif, un petit village, ou ce qui en reste, quelques pans de murs, un cloaque de rue, des squelettes d'arbres, qui s'appelle Assevillers.


A neuf heures et demie, les coloniaux annoncent :
-Objectif atteint...
C'est un exploit, En effet, malgré l'artillerie, les Allemands ont résisté farouchement, alertés par l'intensité même de la préparation de cinq jours,
ils avaient évacué leurs premières lignes pour les réoccuper dès que les tirs avaient été levés. Et alors que les quarante divisions alliées espéraient percer sans coup férir, elles ont eu la désagréable surprise d'être stoppées à peu près partout.
La Légion, enfin, a reçu l'ordre attendu, elle relèvera les Marsouins et les réservistes bretons du 39ème

Belloy, mission suicide
Le 4 juillet, le R.M.L.E. attaque à partir d'Assevillers. Objectif : un autre village, effacé du terrain par la bataille, et qui, sur la carte, s'appelle Belloy-en-Santerre.
Il se trouve que depuis des mois, les Allemands ont choisi la position exceptionnelle de ce village pour y articuler leur défense. Dominant un
glacis d'environ un kilomètre de large, Belloy-en-Santerre est fortifié, creusé de casemates enterrées et flanqué de mitrailleuses.
Attaquer à découvert Belloy-en-Santerre équivaut à se jeter délibérément sous les tirs rasants des armes ennemies.
-C'est pour ça qu'on nous a choisis, disent les gradés.
Ils ne précisent pas s'ils en sont fiers. Ou s'ils en veulent au général Berdoulat qui les a désignés pour cette mission suicide.
Ils ne sont pourtant pas désespérés, les légionnaires du R.M.L.E. Silencieusement, dans la nuit, ils se rassemblent sur les bases de départ, prêts.
A droite du Régiment, deux compagnies : la 9ème et la 11ème.


-En avant ! Le clairon sonne " le Boudin ", puis les notes plus rapides de la charge. Ensemble, les compagnies s'élancent. Le terrain, bosselé, envahi de ronces à demi calcinées supporte mal le pas de charge. Aussi, en ordre dispersé, les légionnaires, avancent sur Belloy. Les mitrailleuses ennemies n'ont pas tiré. Pas encore, Mais il y a huit cents mètres à couvrir.
Et puis, alors que les compagnies sont à trois cents mètres du but, les Allemands ouvrent le feu. Prise en enfilade par un tir meurtrier, la 11ème
compagnie a tout de suite de nombreux blessés. Elle perd tous ses officiers, fauchés sur quelques mètres, puis ses sous-officiers, venus en tête. Cloués au sol au milieu des herbes folles d'un champ inculte, les hommes rampent, s'appellent, se regroupent. Des blessés se plaignent,
les infirmiers, débordés, essaient de faire au mieux. Tout à coup, du village. leur parvient le son fameux du clairon jouant" le Boudin" .
-Aussitôt, raconte le capitaine de Tschamer, un baron suisse qui se couvrira de gloire au Maroc, les légionnaires se lèvent et, en criant " Vive la France" reprennent l'assaut interrompu.


En quelques minutes, la corne sud du village est enlevée.
Durant cette attaque a été tué. sous le numéro matricule 19522, le poète américain Alan Seegers qui, la veille de l'attaque, avait écrit :
" J'ai un rendez-vous avec la mort. Près de quelque redoute disputée âprement. Quand reviendra le printemps aux ombres mouvantes Et que les fleurs des pommiers imprégneront l'air J'ai un rendez-vous avec la Mort... "
A Belloy-en-Santerre, la Légion perdit, en quelques heures, 25 officiers, 844 hommes. Le tiers de son effectif.
Pourtant, malgré les quarante divisions. l'offensive piétine. Elle se poursuivra encore pendant quatre mois. au prix de combien de morts ?
Le 5 novembre. quand enfin les Alliés décideront la fin de l'offensive. le front de la Somme aura été enfoncé, au mieux. de dix kilomètres à peine.


Avril 1917.
Arrêtée dans la Somme, l'offensive alliée doit se produire en Champagne. C'est ce que le général Nivelle, qui a succédé au généralissime Joffre, sacrifié à la bataille manquée, a décidé.
Tactique adoptée: un coup de boutoir énorme mais bref. Une action de rupture entre l'Oise et l' Aisne.
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CHRISTIAN CLAISE
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MessageSujet: Re: La Légion de 1913 à 1918   Mer 27 Nov - 12:30:01

Petit complement
Le RMLE est l’héritier des quatre régiments de marche constitués au début de la guerre
2e régiment de marche du 1er étranger
3e régiment de marche du 1er étranger
4e régiment de marche du 1er étranger
2e régiment de marche du 2e étranger

Ces quatre régiments sont présents sur le front de fin 1914 à fin 1915 et s'illustrent notamment en Argonne (déc 1914), dans la Somme et à Craonne (hiver 1914-1915), en Artois (mai 1915) et enfin en Champagne (septembre 1915).

Le 11 novembre 1915, les deux régiments rescapés, le 2e de marche du 1er étranger et le 2e de marche du 2e étranger fusionnent et deviennent le RMLE( régiment de marche de la légion étrangère).

Juillet 1916 - Somme
Chef de corps Lt. Colonel Cot
Le RMLE, constitué alors de 3 bataillons à 4 compagnies, participe à la bataille de la Somme
Le 4 juillet lors de la prise de Belloy-en-Santerre, le 3e bataillon est anéanti
Du 4 au 9 juillet il a perdu 1 368 hommes sur 3 000 (Officiers : 14 tués et 22 blessés - Légionnaires - 431 tués ou disparus et 901 blessés).
dont 2 chef de bataillon ; 1er bataillon : Commandant Ruelland (tué le 9 juillet) et 3e bataillon : Commandant Mouchet (tué le 6 juillet)
Avril 1917 - Aubérive
Chef de corps Lt. Colonel Duriez
La bataille qui se déroule du 17 au 21 avril se traduit par la mise hors de combat de la moitié des 1500 légionnaires du RMLE et par la perte du chef de corps Lt. Colonel Duriez (tué le 17 avril) qui sera remplacé par le Commandant Deville.
Août 1917 - Verdun
Chef de corps Lt. Colonel Rollet
Le 20 août le régiment est chargé de contre attaquer afin de soulager la ville. En face de lui 4 régiments ennemis sont retranchés.
Le 21 tous les objectifs sont atteints, le RMLE a perforé le front sur 3,5 kilomètre de profondeur. C'est lors de ce fait d'arme qu'il gagne sa 6e citation à l'ordre de l'armée et obtient peu après la Légion d'honneur pour son drapeau.
Avril 1918 - Hangard
Chef de corps Lt. Colonel Rollet
les pertes du régiment sont de 822 hommes dont 13 officiers. dont le chef du 3e bataillon : Commandant Colin (tué le 26 avril)
Septembre 1918 - Ligne Hindenburg
Chef de corps Lt. Colonel Rollet
En deux semaines de combat le RMLE perd la moitié de ses effectifs ( 275 tués dont 10 officiers et 1 118 blessés dont 15 officiers).
dont le chef du 2e Bataillon le chef de bataillon, le capitaine Lannurien.
sur les 13.000 hommes de la Legion engages sur le sol francais pendant la grande guerre
les pertes en tues sont de : 3628 Légionnaires - 349 sous officiers et 139 officiers
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