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 Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 762

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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 762   Sam 8 Fév - 17:27:13

La cohésion : à quoi çà sert ?

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 762

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L’année 2014 est maintenant bien lancée. Le moment privilégié de Noël fêté au sein de chacun de nos régiments paraît déjà loin. Les permissions de fin d’année ont permis aux unités qui le pouvaient de souffler un peu avant de reprendre les activités d’instruction et d’entraînement.
Cependant, dès les premiers jours de janvier, deux rites immuables ont été partagés une nouvelle fois dans les régiments.

Le premier est la cérémonie des voeux, rendez-vous que l’on retrouve un peu partout dans les Armées comme dans la société française. Au cours de ce cérémonial, organisé en tout début d’année à la Légion étrangère (ce fut pendant de nombreuses années le 1er janvier au matin), ce n’est pas le chef qui adresse des voeux, mais le second qui lui adresse les siens et ceux de tous ses subordonnés. Débuter l’année par une cérémonie conviviale est une coutume précieuse. Elle crée un contexte privilégié d’attention aux autres et de bienveillance à l’égard du chef. L’amour du chef, l’obéissance, sont de plus pure tradition, dit la chanson.

Le second rite est propre à la Légion étrangère. Coutume très ancienne, la fête des Rois est marquée avec une grande constance dans nos unités. De quoi s’agit-il ?

À travers des activités ludiques suivies de rencontres chaleureuses, cet événement regroupe les officiers et les sous-officiers dans un contexte très particulier, source d’une cohésion très forte. Ce jour là, les cadres se retrouvent pour des rencontres sportives marquées par l’imagination et la bonne humeur. Un rassemblement organisé par les sous-officiers autour de galettes, permet ensuite d’accueillir la cour de celui qui a été choisi pour être le Roi.

mot interditçue par les lieutenants, cette cour regroupe des cadres représentatifs de l’ensemble de la communauté légionnaire. Un déjeuner achève les festivités et permet aux officiers d’accueillir les sous-officiers. Que d’heures perdues me diront les experts des tableaux de bord et les chronométreurs, tout ce temps consacré à une activité non productive. Et pourtant, malgré les tâches toujours plus nombreuses, le temps s’arrête pour une demi-journée indispensable au bien être de la collectivité.
Alors pourquoi prendre ce temps ? Regardons de plus près. Qui participe à ces festivités ? Les officiers de Légion et les sous-officiers. C’est une des rares occasions de mener une activité entre cadres d’un même régiment. Moment privilégié, de détente, de sport, d’humour et de fête.

Cela ne rapporte rien me dira-t-on. L’apparence est pourtant bien trompeuse. À l’heure où tout le monde doit faire mieux avec moins, ce rendez-vous annuel est une occasion unique et privilégiée pour souder l’équipe de commandement d’un régiment. La joie ne rapporte pas, en apparence pensent certains. C’est néanmoins sous-estimer son efficacité pour créer le supplément invisible, ce surcroit de forces morales, qui aide chacun à se sentir pleinement à sa place pour faire de son mieux et plus que le nécessaire, s’il le faut, pour sa section, sa compagnie, son régiment. Les quelques heures consommées sont vite rattrapées. Les sous-officiers sont fiers d’avoir accueilli leurs officiers, qui à leur tour ont rendu l’invitation. La modernisation va bon train mais nos anciens savaient que seules ces occasions permettent de fédérer. Derrière chaque habitude, chaque rite, se cache une raison de fond, ici, l’entretien de l’esprit de corps.

Alors que dire ? Continuons à serrer les rangs, à entretenir ces relations privilégiées entre cadres et légionnaires. C’est bien cette fraternité d’arme qui permet d’aborder l’avenir sereinement et avec une ardeur renouvelée. Consacrer du temps à la relation humaine au sein d’une équipe de cadres est un investissement dont la seule faiblesse est de ne pouvoir être directement quantifié. Si l’on dit souvent que le bien ne fait pas de bruit, le bien n’est pas non plus toujours immédiatement visible.
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