LA LEGION ETRANGERE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
Bonjour,
Bienvenue sur le forum : http://http://www.camerone.net. Ce Forum est RESERVE aux Légionnaires de tout Grade et les Membre d'une Amicale de la Légion . IMPORTANT, dés votre connexion au forum vous devrez . REMPLIR COMPLETEMENT votre profil et vous présenter aux membres et émarger lma charte(dans les 48h) pour officialiser votre inscription Et surtout remplir complétement le profil A DÉFAUT VOTRE INSCRIPTION SERRA SUPPRIMÉE .
AMITIÉS LÉGIONNAIRES

LA LEGION ETRANGERE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI

LA LEGION ETRANGERE , SON HISTOIRE , SES TRADITIONS ET SES AMICALES
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LES MUSÉES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE

Aller en bas 
AuteurMessage
CHRISTIAN CLAISE
WEB MASTER DU FORUM
WEB MASTER DU FORUM
avatar

DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: LES MUSÉES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE   Jeu 9 Oct - 11:26:45

LES MUSÉES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE
Par l’Adjudant-Chef SZECSKO


Plus que toute autre formation, la Légion étrangère se doit d’entretenir en son
sein la Tradition. Alors que pour les autres corps de l’Armée française, le patriotisme de chacun de leurs membres peut constituer la source du dévouement, voire
de l’héroïsme, l’esprit de corps constitue pour ces étrangers venus volontairement
servir dans les rangs de la Légion étrangère française le meilleur ciment, et, par là,
la meilleure garantie d’efficacité.
A qui pourrait mieux s’appliquer la maxime du général Clément-Grandcourt :
« Sans esprit de corps, il n’y a ni esprit ni corps ». Et l’exaltation de la longue et
glorieuse tradition des étrangers au service de la France n’est-elle pas le plus sûr
garant du maintien de ce facteur essentiel ?
A la fin de 1886, au moment où le 2° régiment étranger quittait définitivement
Sidi bel Abbès pour Saïda, laissant l’entière disposition du quartier Viénot au le’
Etranger, l’idée d’une salle d’honneur digne de l’héritage déjà fort glorieux légué
par les Anciens prit corps. Les locaux étroits généreusement attribués par les règlements à la portion centrale de chaque corps semblèrent au colonel Wattringue indignes des trésors qu’ils auraient dû abriter. Malgré le manque de matériaux et l’absence de fonds, l’oeuvre fut néanmoins entreprise, les légionnaires suppléant à tout
par leur bonne volonté et leur travail.
En 1892, les plus précieux des objets dispersés entre le bureau du chef de corps,
les bibliothèques, les mess voire les bureaux des compagnies furent regroupés dans
ce nouveau temple du souvenir qui devait, année après année, continuer de s’enrichir.
Bientôt, il fut nécessaire d’agrandir, de transformer, puis de créer un musée
annexe qui déborda lui-même à tel point qu’il dût être fermé au public. La campagne d’lndochine, à son tour, entraîna de nouvelles constructions qui, bien vite, devinrent trop étroites elles aussi. Telle était la foi de tous qu’une transformation complète était entreprise en 1960, que les événements de 1961 allaient limiter à l’inauguration d’une salle d’honneur et d’une crypte dédiée à la mémoire des morts.
Un an plus tard, il fallait déjà songer à mettre ces trésors à l’abri, loin de Sidi
bel Abbès cette fois. Tout fut démonté, emballé, transporté en métropole, comme
jadis les proscrits emportaient avec eux leurs dieux Lares… Et comme l’Arche d’Alliance présidant à l’exode, le Monument aux morts et les souvenirs du passé traversèrent la mer… Un petit musée fut aménagé au domaine des Invalides de Puyloubier, près d’Aix, en bordure de cette plaine de l’Arc où les légions de Marius avaient
sauvé l’Empire romain quelques 2.000 ans plus tôt.
Une page était ainsi tournée. Un nouveau chapitre s’ouvrit qu’il importait de
relier encore plus étroitement au passé. Pour bien marquer la place essentielle que
tous assignaient à cette tradition, le Monument aux morts, reconstruit au centre
du nouveau quartier Viénot d’Aubagne devenu vaste chantier, était inauguré dès
le 30 avril 1963, à l’occasion du centième anniversaire du combat de Camerone.
Quant à la salle d’honneur et au musée du souvenir, M. Messmer, ministre des
Armées, en posait la première pierre le 30 avril 1964, prélude de l’érection d’un
grand ensemble destiné à les abriter tous deux. Il devait être édifié cette fois non
dans des dépendances, mais à la place d’honneur, derrière le Monument aux morts
et dans l’axe de l’immense place d’armes gagnée sur les vallonnements de l’ancien
camp de la Demande au prix d’énormes travaux de terrassement.
Le 29 avril 1966, à l’issue de la veillée d’armes de Camerone qui, pour la première fois, avait lieu en plein cœur du quartier dont il formait la toile de fond,
le nouvel ensemble était inauguré par M. Messmer et aussitôt après ouvert au public.
Depuis il ne cesse d’accueillir des visiteurs, instruisant les jeunes légionnaires
de leur tradition, remuant les souvenirs des anciens, révélant enfin à ses hôtes de
passage la magnifique histoire et le vrai visage de la Légion Etrangère.
Pour le touriste, une halte s’impose. Pour l’amateur d’histoire militaire, cela
vaut un large détour. Pour l’ancien, c’est un pèlerinage. Pour les jeunes, légionnaires ou non, une magnifique leçon.
Entrons. Un vaste parking privé attend le visiteur, qu’entourent les larges pelouses piquetées de véhicules de combat et de pierres gravées évoquant ceux qui tombèrent ou construisirent aux quatre parties du monde. Un grand hall d’entrée sépare
de la place d’armes, sur laquelle s’ouvre une porte monumentale en fer forgé, chef-
d’œuvre unique de légionnaires. Il faut pénétrer dans la Salle d’honneur pour ressentir d’emblée 1’émotion qui ne manque pas d’étreindre les plus blasés.
Destinée à évoquer et à entretenir les plus hautes valeurs morales et spirituelles
d’une société originale dont l’édification, tout au long de cent cinquante-trois ans
d’histoire, a vu le sacrifice de près de quarante mille légionnaires tombés au service
de la France, elle est une sorte de nef qui tout naturellement mène à leur sanctuaire :
la Crypte. Avant toute chose, ce qu’on trouve dans cette salle, c’est le Légionnaire.
Le souvenir de ceux de Camerone y est partout présent, à titre de symbole surtout,
car l’esprit qui animait les derniers survivants campés par le peintre Beaucé dans
la phase ultime du combat est bien celui qui soutint tous ceux dont il est question
ici, depuis le simple combattant du rang jusqu’aux chefs de corps tués à la tête de
leur régiment.
Une place particulière a été réservée à la naissance de la Légion, aux officiers
étrangers, au corps d’élite des sous-officiers, ainsi qu’au général Rollet, le « Père
de la Légion ».
Volontairement tout y est simple, sans emphase. Tout ce qui est exposé ici,
reliques ou tableaux et jusqu'aux meubles, a une valeur d’évocation. Seules la richesse
des marbres et des velours, la beauté des vitrines témoignent de la valeur qu’on
leur attribue.
C’est, recueilli, que le visiteur parvient à l’entrée de la crypte, y descend par
quelques marches et s’immobilise devant la croix qui marque le sol. Ce moment
solennel permet de mesurer la mystique légionnaire. Dans le scintillement du millier
de noms d’officiers qui couvrent les parois, dans le chatoiement des drapeaux et
étendards, une lumière diffuse invite au recueillement : les quarante mille légionnaires morts pour la France et pour le renom de la Légion sont là, présents, qui
vous entourent et vous confient leur sacrifice. Au centre, la main de bois du capitaine Danjou rappelle le serment de Camerone auquel tous furent fidèles.
Chaque jeune engagé, au moment de son incorporation y est conduit. Tous
les légionnaires en activité partant pour les territoires d’outre-mer viennent s’y recueillir. De même que les jeunes officiers affectés à la Légion y viennent méditer quelques instants. Peut être reviendront-ils plus tard, quand ils seront généraux pour
s’incliner devant le vieux drapeau de leur régiment. Car si, toute unité dissoute
de l’Armée française doit déposer son emblème au Musée de l’Armée à Paris, la
Légion a le privilège de conserver ici ses anciens drapeaux et étendards.
Accompagner les légionnaires à travers les âges et dans les continents du monde
entier, telle veut être l’ambition du Musée proprement dit situé au le‘ étage. Montons. Pendant son ascension le visiteur découvre les ancêtres de la Légion actuelle,
les régiments étrangers de l’Ancien Régime. Nous voici dans la Salle des campagnes. Chacune d’elles est évoquée par des gravures, des trophées, des armes, des
photographies, des souvenirs, des mannequins. En tout, plus de trois mille pièces
présentées par zones géographiques, afin de permettre au visiteur de mieux suivre
les axes d’effort sur lesquels les légionnaires se sont appliqués.
C’est d’abord la partie consacrée au continent africain. Vieux moukhala aux
crosses incrustées d’ivoire ou de nacre, aux garnitures ciselées, sabres arabes, aquarelles de peintres militaires réputés comme Bénigni, Rousselot, Hilpert, Toussaint,
Rosenberg, dont nous retrouverons la signature dans chacune des autres parties,
évoquent les combats et les travaux que coûta la réalisation de ce qui fut une seconde
France. Un vieux légionnaire barbu en tenue d’époque semble veiller auprès du vénérable fanion de la colonne de Négrier qui, la première, s’enfonça dans le Sud-Oranais
en 1882.
Un magnifique portrait du maréchal Lyautey préside aux campagnes marocai-
nes. ll provient, ainsi que d’autres souvenirs, de l’ancien musée Franchet d’Esperey
d’Alger. Une vitrine est consacrée au Levant. Le fanion du célèbre 4e escadron du
le‘ R.E.C. vainqueur de Messifré et de Rachaya en 1925-1926, y a été déposé par
les actuels légionnaires cavaliers. Une impressionnante série de photographies de
<< prises de guerre », la casquette du colonel Bellounis, des armes encore, montrent
que, pour la Légion, les derniers combats d’Algérie furent couronnés par les mêmes
succès que ceux de la conquête. Après l’Algérie, la Légion a participé à d’autres
missions dangereuses. Les souvenirs rappelant les interventions récentes des << képis
blancs » au Tchad, à Kolwezi et Beyrouth font une très forte impression sur le
visiteur.
Changeons de continent ; voici l’Indochine, depuis la conquête jusqu'en 1954,
depuis un pavillon chinois pris sur les pirates près de Langson jusqu’au drapeau
criblé de balles du poste de Phu Tong Hoa. La cloche de la pagode de Dien Bien
Phu semble sonner le glas… Les vitrines abritent, entre-autres, les tenues des légion-
naires devenus combattants de la jungle et, tout près, le paquetage remis par le Vietminh aux rescapés de Dien Bien Phu à la veille de leur libération.
Ç’en est alors terminé pour l’ancienne France d’outre-mer. Voici maintenant,
la Légion engagée dans les campagnes européennes. Celle d’Espagne d’abord, dominée par le terrible combat de Barbastro et un souvenir précieux : le sabre d’honneur offert au général Bernelle par Marie-Christine d’Espagne. Puis la Crimée dont
le sabre et le code secret du maréchal de Saint-Arnaud sont des pièces rares. Pour
l’Italie, parmi le peu de souvenirs, on remarque le diplôme de la médaille d’or offerte
par la ville de Milan, en 1909, à l’occasion du cinquantenaire de sa libération, au
l » régiment étranger. Enfin, c’est la première intervention de la Légion sur le sol
métropolitain en 1870.
Une place plus large est réservée à l’épopée de la Grande guerre. Nous assis-
tons aux engagements massifs d’étrangers pour défendre leur patrie d’adoption, à
la formation de quatre régiments de marche, aux sacrifices énormes qu’ils consentirent, si énormes qu’ils durent se fondre en un seul régiment, le prestigieux R.M.L.E.
du colonel Rollet. Souvenirs émouvants que ces ordres, ces croquis faits sous la
mitraille, porte-feuille, photos et documents personnels troués par une balle, retrouvés
sur le corps du sous-lieutenant Lalande tué en 1916, ou que ce drapeau en loques
des légionnaires détachés à l’Armée d’Orient. Le fanion de la célèbre division marocaine, dont la Légion est seule unité à survivre aujourd’hui  et qui, à ce titre, a été
rendue par le Ministre dépositaire de ses traditions, préside au rappel de cette épopée.
En 1939, une fois encore, la Légion accourut. Vieux légionnaires d’Afrique,
anciens rappelés au service, engagés volontaires, tous se fondirent pour former cinq
régiments de marche et un groupe de reconnaissance divisionnaire. Aucun ne faillit
à l’honneur et tous se sacrifièrent. Seul, par exemple, subsiste un minuscule fragment du drapeau du 2e R.E.I., incinéré avant qu’il ne tombe aux mains de l’ennemi.
Enfin tous les régiments de Légion qui avaient pu être maintenus ou reconstitués débarquèrent sur les côtes de Provence et participèrent de toutes leurs forces
à la libération du territoire national et à la poursuite jusqu’au Danube. De l’étonnante silhouette du légionnaire-skieur en Norvège, en passant par la bataille de BirHakeim, représentée par un splendide diorama d’Eugène Lelièpvre, aux magnifiques trophées rapportés d’Allemagne par le R.M.L.E., de nombreux souvenirs évoquent cette fantastique épopée.
La dernière partie de la salle des campagnes abrite les souvenirs les plus pré-
cieux : ceux de l’expédition du Mexique. Et là, une émotion profonde vous saisit
devant la croix et le morceau d’os trouvés dans la tombe du sous-lieutenant Maudet, les objets personnels de quelques-uns des participants du célèbre combat, qui
voisinent avec la tunique de cérémonie et les décorations du capitaine Danjou, dont
l’exp1oit légendaire fut présent tout au long de la visite du Musée.
Bien entendu, il nous a été impossible de faire vivre les quelques trois mille
pièces que contient cet ensemble, ni d’en rendre totalement l’atmosphère et le cadre,
D’ailleurs, ce Musée évolue sans cesse. Déjà une nouvelle salle est en cours d’aménagement au rez-de-chaussée, destinée à accueillir l’avenir, qui sera le passé d’autres générations. Elle sera consacrée à la Légion d’aujourd’hui afin de montrer que
les jeunes s’efforcent d’être dignes de leurs anciens et se préparent avec ardeur à
leur succéder sur le chemin de « l’honneur et de la fidélité ».
Revenir en haut Aller en bas
Ignazio62
ANCIEN LÉGIONNAIRE OU D'ACTIVE
ANCIEN LÉGIONNAIRE  OU D'ACTIVE
avatar

DATE DE NAISSANCE : 26/07/1962
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 03/03/2012

MessageSujet: Re: LES MUSÉES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE   Jeu 9 Oct - 17:03:02


......................................................................................
Honneur & Fidelité

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
 
LES MUSÉES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LES MUSÉES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE
» Le musée de la légion d'honneur
» Le Musée de la Légion a Aubagne
» A.G de la Société des Amis du Musée de la Légion Etrangère (SAMLE)
» LA RÉGION LYONNAISE ET LA LÉGION ÉTRANGÈRE

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LA LEGION ETRANGERE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI :: LA MUSIQUE ET SERVICES DE LA LEGION - SES TRADITIONS :: LES SERVICES DE LA LEGION ETRANGERE :: LES MUSES DE LA LEGION ETRANGERE-
Sauter vers: