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 LES BATISSEURS DE LA LEGION

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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: LES BATISSEURS DE LA LEGION   Ven 30 Déc - 19:10:20

Texte en partie extrait de L’épopée marocaine de la Légion étrangère 1903-1934, ou trente années au Maroc,
par Jean-Paul Mahuaut. Ed. L’Harmattan 2005.

“Je n’ai pas besoin de vos baïonnettes, j’ai besoin de bras armés de pelles et de pioches”. Lyautey à ses légionnaires.
Nul ne doute de l’ampleur des travaux réalisés par la Légion sur toute l’étendue du territoire marocain. Non seulement les journaux de marches et opérations conservés aux archives du Musée d’Aubagne en portent témoignage, mais aussi les récits de différents auteurs qui y ont vécu l’aventure légionnaire.
Après le combat, la Légion ne pouvait rester inactive. Elle se transforma en “constructeurs de route et bâtisseur”. Combien de routes (avec leurs aménagements) furent ouvertes par elle afin de relier le pays aux centres vitaux ? Combien de postes et d’ouvrages d’art furent construits par ces hommes que rien ne rebutait ?
En 1907, les troupes françaises avancent sur Oujda et débarquent à Casablanca, c’est le début de la pénétration au Maroc. Dès l’année suivante, le général d’Amade remarque déjà dans un rapport que les légionnaires fournissent souvent au Génie des auxiliaires habiles à la besogne et se passionnant pour leur tâche.



Ainsi, le 28 avril 1908, ils participent au terrassement d’une voie de chemin de fer entre Casablanca et Ber-Rechid.
La 3e Compagnie Montée du 1er Étranger s’occupe de l’aménagement des pistes d’Aglad-Cedra, de Moul el Bacha et de Zavourit, tandis que les autres unités du régiment construisent des postes comme ceux de Taourirt, de Maharidja, ou de Safsafat.







Des lignes téléphoniques sont également installées par les légionnaires, le 3ème bataillon réalise en mars 1911 la ligne de Taourirt à Moul el Bacha. Auparavant, la compagnie de discipline avait tracé pendant trois mois celle d’El Aïoun.



La compagnie du capitaine Rollet bâtira en 1913 le poste sur l’Oued Tihili au col de Zegotta.
Le 6ème bataillon du régiment de marche du 2ème Étranger construit en juin et juillet 1915, le poste de Timhadit et la route qui le relie à Almis de Marmoucha.



De retour au Maroc après la grande guerre, le lieutenant-colonel Rollet qui prépare un projet de réorganisation de la Légion sur le territoire, émettra des réserves vis-à-vis de la formation d’un bataillon de Génie Légion. Néanmoins le gouvernement en décidera autrement.
En 1921, des unités de Légion à vocation Génie parcourent l’Afrique du Nord. Ce sont les Compagnies de Sapeurs Pionniers (CSP) dont chaque régiment a été doté et dont on retrouvera les marques dans toutes les inscriptions laissées par les légionnaires.
La tradition bâtisseuse légionnaire mettait le même orgueil à signer de la grenade une maison ou une route et à inscrire un beau baroud dans le journal de marche.
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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
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MessageSujet: Les témoignages efficaces du passage de la Légion se multiplièrent   Ven 30 Déc - 19:13:40

Le long de la route, puis de la voie ferrée à partir d'Oujda vers Taza où les légionnaires furent embarqués dans des trains à voie de 0,60 m, il y avait des ponts, des radiers, des postes-gares où s’étalait, en majesté, la grenade à sept flammes





Tout cela n’est rien à côté de ce qui se fit dans l’Atlas. Passé Azrou, on entrait dans la zone d’insécurité dont les défilés, les cols, étaient surveillés par des blockhaus et des tours de guet. A Timhadit, la Légion construisit le poste et le bureau des Affaires Indigènes.
Puis elle fit la piste du col du Taghzeft.
C’est la CSP du 3ème REI qui est sans doute la plus connue de ces compagnies, car elle a laissé son empreinte dans la percée du célèbre “tunnel du légionnaire” ou tunnel de Foum Zabel. Entre le 24 juin 1927 et le 4 mars 1928, les 39 gradés et légionnaires de l’adjudant Michez perceront dans un éperon rocheux un tunnel de soixante mètres de longueur, huit de large, trois de hauteur.



La piste du Ziz, qui relie Midelt à Ksar es Souk fut une des plus grandes constructions auxquelles ont participé les unités de Légion. Débutée en 1927, avec le concours du Génie, elle fut terminée en 1929, après le percement du fameux tunnel du légionnaire.
La Légion est aussi fier du tunnel hélicoïdal du Tagountsa, d’avoir tracé la piste du col des Aït Ouirrah, d’Arbala à Tadla ou celle des gorges du Dadès en direction de l’Amdghous.



Sortie aval du tunnel hélicoïdal du Tagountsa
Les sapeurs pionniers du 2ème Étranger participèrent à la construction de nombreux ponts et d’ouvrages d’art dans le cercle de Beni-Mellal.
Le 27 août 1927, l’adjudant Michez est affecté à la CSP du 4ème REI qui réalisera la route du Tizi n’Tichka, longue de 220 kilomètres entre Marrakech et Ouarzazate.
Après la fin de la pacification en 1934, toutes ces unités de sapeurs pionniers seront successivement dissoutes. Les dernières à survivre sont la CSP du 3ème REI, dissoute en 1940 après avoir construit le poste d’Assoul et la 1ère CSP du 1er Étranger, qui cesse d’exister le 1er novembre 1940.

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MessageSujet: coucou de marseille   Sam 31 Déc - 7:08:07

bonjour bel éxemple de pacification et de construction qui profite a tous cordialement
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CHRISTIAN CLAISE
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MessageSujet: Les bâtisseurs de la Légion   Sam 31 Déc - 10:14:42

Les ouvrages consacrés à l'histoire de la Légion Etrangère traitent principalement des faits d'armes accomplis par ses diverses unités et des sacrifices qu'elles ont consentis sur tous les théâtres d'opérations où elles ont été appelées à servir. On n’y fait, le plus souvent, que mentionner rapidement les missions peut-être moins glorieuses mais tout aussi importantes dont fut chargée la Légion qui s'est vue confier la réalisation de travaux de pistes et de routes, y compris la construction des ouvrages d'art indispensables à une utilisation rationnelle de ces futures routes, ainsi que de bâtiments à usage militaire ou même civil.

Ces travaux, effectués avec des moyens rudimentaires, dans des conditions techniques la plupart du temps difficiles et fréquemment périlleuses en raison de la proximité immédiate de zones d'insécurité, sont, au même titre que les combats auxquels elle a pris part, un des titres de gloire de la Légion Etrangère.



De tous les territoires où ont servi ses unités, le Maroc est, par excellence, celui où la Légion s'est surpassée dans l'exécution de cette mission de bâtisseur. Elle y a pris en charge la construction des pistes et des postes. Ces postes, situés en bordure de zones de dissidence, servirent de base à la fois aux détachements ayant à exercer sur ces zones une surveillance permanente et aux officiers des Affaires Indigènes qui devaient établir des contacts avec les chefs de tribus insoumises afin de les amener, si possible par la persuasion et sans faire usage de la force, à reconnaître l'autorité du Sultan et de son makhzen.



Les postes étaient situés à des points stratégiques et n'étaient dans un premier stade, reliés entre eux que par le télégraphe ou une ligne téléphonique très fréquemment coupée par les dissidents. Outre la ligne téléphonique, les liaisons étaient effectuées par une piste rudimentaire permettant le passage des convois de ravitaillement constitués d'unités légères de protection et d'animaux de bât



question d'y faire circuler des véhicules automobiles et des colonnes lourdes. Après le début de la pacification du Maroc, la nécessité apparut donc rapidement de construire des routes modernes qui contribuèrent d'abord à un déroulement plus aisé des opérations de pacification.
Celle-ci terminée, elles permirent de rompre l'isolement des tribus auparavant insoumises en les faisant entrer dans les circuits d'échanges économiques du Maroc et de les faire bénéficier d'une assistance sanitaire dont elles avaient le plus grand besoin, les mettant ainsi à l'abri de catastrophes naturelles telles que disettes et épidémies auxquelles elles se trouvaient périodiquement confrontées.



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CHRISTIAN CLAISE
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MessageSujet: Timekit 1930   Sam 31 Déc - 10:21:50

Un camp type de la Légion


La Légion étrangère - Les bâtisseurs de la Légion



Les pionniers montaient des murs de pierres sèches et les recouvraient de tôles ondulées; les murs étaient crépis à l'argile voire avec des excréments d'animaux. Le camp était entouré, à environ 20 mètres des bâtiments, de fils de fer barbelés et de tranchées.



Plus tard les murs furent cimentés et le toits recouverts de tuiles.











On trouvait dans le camp un abri à munitions, un poste T.S.F., un magasin, un four à pain. En général, le jour, un petit marché était installé aux abords extérieurs afin de pratiquer des échanges, du troc avec les populations locales. C’était l'aspect "social" de la méthode Gallieni reprise par Lyautey. La présence du "toubib" a également été un élément fondamental de cette méthode.
Pour ce qui est de la gent féminine… les grands postes militaires étaient pourvus d'un BMC (bordel militaire de campagne)… sinon lors des permissions il y avait les quartiers réservés des villes.
Les soldats africains, en particulier les tirailleurs sénégalais qui stationnaient en zone dite "pacifiée", étaient autorisés à faire venir leurs familles, femme et enfants.
La section de pionniers est chargée de l'entretien du quartier et regroupe donc les représentants de tous les corps de métier du bâtiment : maçons, peintres, plombiers menuisiers… Des légionnaires venant des différents services du régiment complètent l'effectif du détachement.



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CHRISTIAN CLAISE
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MessageSujet: Les bâtisseurs de bordjs    Sam 31 Déc - 10:31:19

Comme l'on sait, la participation des légionnaires dans la pacification du Maroc ne s’est pas limitée au service de guerre et de garnison.
Les milliers de kilomètres de pistes construites dans certaines régions, dans l’Atlas en particulier, qui en étaient totalement dépourvues depuis le commencement des temps, constituent un monument encore plus durable de leurs efforts.



Les multiples talents et aptitudes qui se rencontraient dans presque toutes les unités de Légion, lui permirent de jongler avec des difficultés que des forces militaires ordinaires n’auraient pu surmonter.
Elle a entre autres construit des ponts dans des circonstances techniques si peu favorables que des experts européens ont cru devoir les examiner, alors que toutes les études des ingénieurs et tout le travail manuel nécessaire, étaient issus de la Légion.

Au fur et à mesure qu’avançait la conquête du Haut-Atlas, au cours de l’été 1934, de nouveaux bordjs furent construits pour défendre les zones pacifiées. Le bordj de Tilmi, perché sur une cime nue à 2000 mètres d’altitude, reste l’exemple parfait de ce qu’était un bordj de la Légion







De type réglementaire, il consistait en un enclos carré de 200 mètres de côté avec des murs de trois mètres de haut.
Quatre tours d’angle s’élevaient à cinq mètres environ et la plate-forme supérieure, protégée par un parapet, était assez spacieuse pour y mettre en batterie un 65 de montagne.
Les murs avaient un mètre d’épaisseur, ils étaient construits en pierres, crépis et blanchis à la chaux. Un chemin de ronde crénelé était aménagé à l’intérieur de l’enceinte.
Le centre de l’enclos était occupé par des constructions basses, en pierres, destinées à loger les officiers (3 ou 4), la dizaine de sous-officiers, et les 160 à 200 hommes formant la garnison, et à servir comme bâtiments de service.
A 20 ou 30 mètres de distance, le fort était entouré d’un large réseau de barbelés ne présentant d’autres passages que des chicanes en zigzag obstruées, la nuit venue, par des chevaux de frise.





Les fortins, plus petits, étaient construits sur des points dominants pour faciliter leur défense, le ravitaillement d’eau ne pouvait donc se faire qu’en descendant au ruisseau le plus rapproché, dans une des gorges voisines, car dans ce pays de roches pures, creuser un puits aurait été une entreprise trop coûteuse et de trop longue haleine.





En cas d’attaque, le bordj était équipé d’une citerne d’eau. Pendant tout l’hivernage, la petite garnison vivait totalement isolée au milieu des montagnes sauvages et des indigènes hostiles.
Le poste du même genre le plus rapproché se trouvait à 10 ou 15 kilomètres et il était généralement impossible de le quitter, même en plein jour, sans être un groupe assez fort pour affronter une attaque.
Les postes non munis de TSF se servaient uniquement du télégraphe optique ou de pigeons



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MessageSujet: Les batisseurs de la Légion   Mer 23 Avr - 18:39:42

Bonjour,

Pour parler bâtisseurs, il est certain que les unités de la Légion étrangère en Algérie ont toujours été les premieres à occuper les endroits les plus dangereux et hostiles pour édifier les premières fortifications. Une fois la Légion établie après avoir mieux sécurisé un certain périmètre, l'armée régulière prenait la relève.  La Légion allait ensuite voir ailleurs là où ça bardait le plus pour recommencer le même scénario. A Bouhamama au cœur des Aures, le 3ème REI et la 13ème DBLE ont laissé leur marques et quelques uns de leurs hommes. (le  REP aussi)
Dans ce village, après la 13ème, c'est un bataillon du 1erRA qui a pris la relève. Je suis resté 3ans et demi en ces lieux. Quoique que ne faisant pas partie du 1er RA j'ai créé un blog pour ce régiment et pour la SAS à laquelle j'appartenais. La 13ème DBLE le 1er REC avec ses EBR, étaient toujours présents lors des opérations importantes.

http://www.39-45.org/blog.php?u=5328&b=565



Photo ci dessous on reconnaît l'insigne de la 13 DBLE au bas du mat du drapeau. Sur la face opposée se trouve celui du 3REI. Nous sommes en1958 le 1er RA n'a pas encore installé le sien.





Sur cette seconde photo le 1er RA à installé son insigne


Dernière édition par Aldebert le Ven 25 Avr - 11:29:38, édité 4 fois
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CHRISTIAN CLAISE
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MessageSujet: Re: LES BATISSEURS DE LA LEGION   Mer 23 Avr - 18:51:11

  
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MessageSujet: Re: LES BATISSEURS DE LA LEGION   Jeu 24 Avr - 14:35:29

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